SEPTFONDS
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Un village du Bas-Quercy en Tarn-et-Garonne, ancienne bastide du XIIIème siècle.
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Tarn et Garonne
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J’avais évoqué ces repères ou bornes il y a quelques temps en citant l’exemple de la borne placée sur l’ancienne école de filles de Septfonds. Voici un complément afin de recenser la totalité des bornes géodésiques de Septfonds… Un paragraphe de plus pour un livre qui prendra encore du temps à être publié vu que les sujets sont encore bien nombreux à évoquer…
Il y a des bâtiments incontournables dans la quasi-totalité des villes et villages Français. Ces bâtiments, qui font l’identité de nos localités grandes ou petites, sont maintenant la plupart du temps des éléments du patrimoine bâti et font souvent à ce titre l’objet d’un entretien plus régulier. Je veux parler des mairies, des écoles et des églises.
A Septfonds, les trois sont quasiment alignées avec un même espacement dans une ligne sud-ouest / nord-est et à peu près à égales distances : écoles – église – mairie.
« Tête en l’air » dit-on d’un rêveur, étourdi, distrait, incapable de se concentrer pendant une longue période. Mais pris au vrai sens du terme, tête en l’air permet de voir écrit « Ecole des filles » sur le fronton de l’entrée rue Henri Rey, d’admirer le beau clocher et les abat-sons de l’église Saint-Blaise et enfin de lire l’heure au cadran de la mairie.
Par contre si vous baissez les yeux en passant devant ces mêmes bâtiments, non pas par honte ou par pudeur, mais plutôt dans un but d’observation, vous remarquez quelque part à environ 50 centimètres au-dessus du sol et proche d’un angle, de curieux repères ronds, en fonte, proéminents, et qui sont scellés par ciment dans les murs de ces bâtiments publics.
Ce sont des repères de nivellement qui matérialisent une altitude. La France en est équipée d'un réseau de milliers auxquels se référaient les géomètres, architectes, topographes, aménageurs locaux, pour caler avec précision leurs projets. On parle aussi de points géodésiques. La géodésie, étant la science qui a pour but l'étude et la détermination de la taille et de la forme de la Terre... Et ma connaissance en la matière s’arrête là… !!! 🙂
A Septfonds, il y a donc trois de ces repères (école, église, mairie). Je vous invite à sillonner vos villes et villages à la recherche de ces repères sur tous vos bâtiments publics.
Photo et texte © Jean-Marc Labarta (12/05/2024) - Samsung S21 - 16:9.
Entre 1913 et 1933, après la construction de la ligne concédée à la Compagnie Générale des Travaux Publics et Particuliers, un train, un tramway plutôt, a emprunté, une partie de la chaussée entre Caussade et Caylus, traversant Septfonds au passage, si bien que piétons, vélos, charrettes, chevaux, voitures, tramway, tout le monde utilisait cette voie unique dans une cohabitation anarchique qui n'était pas encore régie par autant de rêgles et de lois que de nos jours. Ce qui, énévitablement, amenait au mieux à des mésaventures, des accrochages, mais aussi, hélas, à des accidents catastrophiques et dramatiques que relatait la presse de l'époque.
Le tramway faisait une halte à la gare encore présente de nos jours, tant pour le transport des voyageurs que pour l'expédition ou la réception des colis-postaux volumineux liés principalement à l'industrie chapelière.
Nous sommes ici à l’entrée de Septfonds, sens Caylus - Caussade. La mode était alors à la casquette "Fabriqué à Septfonds" !
PHOTO : Collection Jean-Marc Labarta / E. Daynes - Editeur - non datée....
Le dolmen de "Peyrelevade", un des quatre dolmens de Finelle, sous un tapis de feuilles de chênes. Rappelons-nous que ce que nous voyons n’est que la chambre funéraire. Elle était, à l'origine, recouverte d'un monticule de terre nommé tumulus ou de pierres formant un cairn. Ainsi la chambre était protégée et consolidée. Seule une entrée permettait son accès.
Ici, l'intérieur de la chambre funéraire est de plus en plus obstruée. Quant aux parois latérales appelées "orthostates", elles ont quasiment disparu au fil du temps sous l’amoncellement régulier de terre, de pierres et de feuilles. Seules les tables, ces pierres plates supportées par les pierres latérales, sont parfaitement visibles.
Un tumulus naturel semble se reformer. Nous ne serons sans doute pas là pour le voir, mais si on laisse faire la nature, cette chambre funéraire sera progressivement ensevelie, retrouvant ainsi son aspect originel. Une carte postale des années 1900 la montre beaucoup moins "enterrée".
RESPECTONS LES DOLMENS !
Un dolmen n’est pas un terrain de jeu. C’est une sépulture qui mérite tout le respect que l'on doit aux sépultures. Trop souvent, lors de passages devant nos dolmens de Finelle, je rencontre des personnes qui y marchent dessus, parfois qui y pique-nique dessous. Un vététiste a même été surpris se faisant photographier dessus avec son vélo ! Le summum est cette photo qui a circulé un moment montrant une personne nue faisant le poirier sur un des dolmens de Septfonds !?!?!?
Ferions-nous la même chose sur la tombe de nos parents ou grands parents …?
Une longue histoire tourmentée...
La propriété de l’église « Sanctus Pétrus de Aliguérüs », contestée en 1269 au Chapitre de St Antonin, lui fut définitivement acquise peu de temps après. Plus tard, par une bulle de l’an 1345, le pape Clément VI confirme le Chapitre dans cette possession. L’église fut alors desservie par un recteur en même temps chanoine de St Antonin, jusqu’à ce que, par un traité de 1470, celui-ci fit l’abandon de toutes les prémices de la paroisse aux habitants qui se chargèrent désormais de payer les services d’un vicaire.
Un peu plus tard, devenue annexe de Monteils, le recteur renouvela ce traité en 1477 avec les habitants. De ce fait, par suite des engagements pris en 1470 et 1477 par ceux-ci, les réparations éventuelles de l’église restèrent à leur charge.
Ce fut le cas lorsque des réparations furent faites et furent payées en 1554 par les habitants conformément à une sentence rendue par le juge de Villefranche de Rouergue qui confirma cette obligation.
Probablement à la suite des guerres de religion, l’église fut encore réparée en 1607. Un peu plus tard, quoique restant annexe du prieuré de Monteils, elle fut érigée en paroisse en 1687.
Placée sous le vocable de St Pierre-ès-Liens, l’église d’Aliguières se présente toujours aujourd’hui sous ce dernier aspect : une construction simple au plan rectangulaire, avec un chevet plat et un plafond lambrissé. Le portail d'entrée en plein cintre s’ouvre sur la façade ouest. Son mur de façade se termine en pignon en sa partie médiane et constitue un petit clocher à unique arcade.
Jusqu’en 1977, le hameau d’Aliguières appartenait à St Antonin Noble val et son église vieillissait mal. Après son rattachement à Septfonds, le curé du village se mit en campagne et prit contact avec la municipalité. Le lambris fut refait à neuf, les murs furent ensuite décapés et rejointoyés. Un autel en pierre du pays fut mis en place, surmonté d’une croix en bois aux proportions bien étudiées. Plus récemment, cette croix a été déplacée sur le mur de gauche et remplacée par un tableau (2,00 m X 1,50m) non signé, probablement du XVIIème siècle, représentant La Crucifixion, après une restauration de l’œuvre voulue par l’abbé Pénavaire, dernier curé domicilié à Septfonds.
Sources :
-Photo JML - 2006.
- Serge S. - A.D. T.&G.
- Article de presse : L’église restaurée d’Aliguières
- Dictionnaire des Paroisses. P. Gaynes.
Nous n’avons plus l’occasion de pénétrer dans l’église de Lalande, ce hameau de la commune de Septfonds (82).
De gros travaux avaient été effectués il y a une quinzaine d'années en ce qui concerne la toiture et la réfection du mur-clocher, mais il s'est avéré un peu plus tard que le mal était plus profond que cela.
En effet, un sol instable faisait imperceptiblement travailler la structure de l' édifice. Ceci rajouté à des sècheresses de plus en plus fréquentes, c'est tout l'ensemble qui s'en trouve fragilisé, ce qui nécessite certainement de lourds et onéreux travaux.
C’est pourtant un petit bijou, dans son jus, qui conserve tout son charme, et même mieux, garde toute son âme, mais qui reste portes closes par sécurité. Il y a même la belle barrière de communion toujours en place malgré "Vatican II" terminé depuis 1965. C'est dire !
Lors de l’une de mes dernières visites en 2005, tout semblait avoir été figé depuis un siècle. Chaises, bancs, objets du culte, semblaient avoir servi la veille (depuis, par sécurité, bon nombres d' objets ont été protégés). Seules les toiles d’araignées omniprésentes un peu partout prouvaient que le lieu était inoccupé depuis fort longtemps.
Mais on pouvait encore sentir la présence de l’abbé Pigassou, le dernier abbé de la paroisse parti pour Loze en 1913, sermonner les Lalandais du haut de sa chère chaire.
Photos JML (07/10/2005) - Canon EOS 100D 18-135 mm
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