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le 01/10/2021

Le camp de Judes à Septfonds - Le temps de la Retirada - Plan du camp de 1939.

 

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Le camp de Judes à Septfonds - Le temps de la déportation - Histoire de la famille Domb/Frydland.

 

SEPTFONDS

Site créé le 23/02/2013 par Jean-Marc Labarta

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Jean-Marc Labarta

et

Camp de Septfonds - Tarn et Garonne.

1939 1945

Un village du Bas-Quercy en Tarn-et-Garonne, ancienne bastide du XIIIème siècle.

Des vies, des histoires, un patrimoine riche... 

Page en construction

Lavoirs, puits, fontaines et mares

du Bas-Quercy.

Eglises, chapelles, croix et oratoires

du Bas-Quercy.

 

Moulins, pigeonniers, cazelles et  murets

du Bas-Quercy

 

 Pierre Bayrou : le poète amoureux de Saint Antonin Noble Val

On le connait parce qu’on a donné son nom au collège de Saint Antonin Noble val, ville dans laquelle il est né le 31 août 1892. Ce fils d’instituteur a passé ses six premières années à Arnac, tout proche. Puis ce sera l’Ecole Primaire Supérieure de Beaumont de Lomagne, l’Ecole Normale d’ Instituteur de Montauban et l’École Normale Supérieure de Lettres de Saint-Cloud. Par la suite, après guerre 14-18 durant laquelle il sera blessé en 1915, profondément attaché à sa région, il passera, par choix, la majorité de sa carrière comme professeur à l'École Normale d'Instituteur de Montauban.

 

Il a tenu, dans la Gazette municipale de Saint-Antonin, une chronique en occitan « Per çò Nòstre » - « Chez nous ». A ce sujet, la Société des Amis du Vieux Saint-Antonin, a publié en 1985, un recueil de 112 pages en occitan et en Français de tout ce qui avait été imprimé dans cette gazette de mai 1971 à décembre 1978, préfacé par André Vignoles.

 

En 1941, il écrit « Solitudes d'Anglars - journal d'un promeneur », un livre de 152 pages avec une lettre-préface d'André Gide (1869-1951). Ce livre édité chez « Montauban, Imprimerie Coopérative » en tirage limité est vite épuisé. Si bien que les Editions Subervie (imprimerie de Subervie) à Rodez le rééditent en 1955. J’ai la chance d’avoir déniché un exemplaire de chaque édition. Jean Giono dit alors de lui : « je souhaite vivement que vous continuiez à écrire de la sorte ; vous n’aurez pas de lecteur plus attentif que moi ».

 

Le 27 octobre 1956 il achève son deuxième livre « Mes bergeries », livre de 138 pages édité en 1957, collection "le point sublime" également aux Editions Subervie à Rodez. Là aussi une deuxième édition en tirage limité sera faite en 1982. J’ai pu acquérir le livre avec n° d’impression : 13.

 

Enfin, en 1960, il reçoit le prix du journal intime pour son livre « Une année - journal 1959-1960 », préfacé par Jean Rostand. Ce livre de 152 pages achevé d’imprimer le 22 novembre 1960, toujours sur les presses de l’imprimerie Subervie à Rodez, dans la collection « les journaux intimes contemporains », a été tiré en 50 exemplaires. J’ai pu acheter le N° 46.

 

Refusant toute promotion professionnelle, Pierre Bayrou s'enracina dans sa terre natale; de cette terre, il savait les lieux, les grottes, les bergeries, les fleurs, les insectes, la vieille langue, les traditions rustiques et artisanales... Elle nourrira sa vie et son œuvre.

 

Lors d’une allocution prononcée en 1979 après son décès, il fut dit : « … sa naissance, en 1892, place des Capucins, dans la maison de son grand-père Andrieu, fera de lui un authentique Saint-Antoninois qu'il a été sans aucune défaillance. Il est né, il a vécu, il est mort à Saint-Antonin. C'est la marque suprême de sa fidélité entière à son pays, un pays qu'il aimait d'un amour immodéré - comme il disait parfois - un pays qu’il connaissait mieux que personne, un pays qu’il a fait connaître et aimer aux autres ».

 

Aimer Saint Antonin et sa région, c’est aimer Pierre Bayrou. Et réciproquement…

 

Texte : JML
Recherches biographiques : "Per çò Nòstre"
Photo montage : JML. 

 Saint Antonin Noble Val - Le temps des tanneurs

S’il est bien un vieux métier depuis la nuit des temps, c’est bien celui du travail du cuir. Mieux, la préparation des peaux et des cuirs est considérée comme un des arts les plus antiques. Le cuir est présent partout, sur les vieux monuments de l’histoire, dans les gravures de la littérature ancienne... Dans son livre « Nouvelle tannerie française » de 1856, Charles Knoderer rappelle que l’homme est souvent montré couvert de dépouilles d’animaux. Il cite Esaü dans la bible, Hercule dans la Fable, les héros d’Homère...

 

C’est pour cela que la fabrication du cuir est répandue partout et depuis toujours. Rien d’étonnant alors à ce que bon nombre de villes traversées par un cours d’eau n’aient leurs propres tanneries.

 

Tel est le cas pour Saint Antonin Noble Val qui alla même jusqu’à construire une déviation de la Bonnette, le cours d’eau qui traverse la ville et se jette dans l’Aveyron quelques centaines de mètres plus bas. Ainsi, dans le vieux St Antonin les anciennes tanneries sont encore en partie visibles le long de cette déviation. Des informations municipales disent que « la ville compta jusqu’ à neuf tanneries ». Mais sur la durée se nombre varia.

 

C’est ainsi que l’« Annuaire général du commerce, de l'industrie, de la magistrature et de l'administration » de Firmin-Didot frères à Paris, de 1838, fait état de huit tanneurs. Ils avaient pour nom Barreau-Bosc, Cadène-Capin, Crantèle, Lacassagne, Miquel, Molinier dit Grimald, Roquefort, Serres… On trouve également des teinturiers, métier lié à la tannerie : Coste, Escorbiac… L’annuaire de 1856 lui, fait état de six tanneurs nommés Bosc père et fils, un autre Bosc, Capin frères, Marc, Pénavaire ainé, Pénavayre J. On y trouve également trois teinturiers, tous de la même famille Escorbiac.
Des noms qui résonnent peut-être encore aux oreilles de certains …

 

De source également municipale, la dernière tannerie cessa son activité en 1925. Fin d’une époque.

 

Recherches JML (04/04/2020) - Sources citées dans le texte.
Photo : Coll JML - Editions Poux - albi - non datée.

Les coiffes du Quercy

Collection de cartes postales dont je possède les originaux, en parfait état, éditées par le célèbre photographe de Montauban Achille Bouïs, qui fut également conservateur du Musée Ingres de 1889 jusqu'à sa mort en 1914.

Achille Bouïs avait réalisé, entre autre, une belle série de photos portant sur les vêtements typiques du Tarn et Garonne et du Bas-Quercy en particulier, et sur les diverses coiffes aussi bien féminines que masculines.

Concernant la coiffe, il s’agit là d’un des multiples modèles de coiffes portées partout en France mais avec des variantes régionales voir locales et même familiales au niveau de la conception et de l’ esthétisme. Ces coiffes étaient portées tous les jours à la maison, ou bien pour les grandes occasions. Mais il y avait toujours des normes bien observées : la coiffe devait enfermer toute la chevelure, serrée en chignon ou en tresses, ne laissant parfois apparaître, sur le front, que la naissance d’une raie médiane.

Et il ne faut pas oublier que seules les femmes « dévergondées » sortaient « en cheveux », et qu’il fallait une grande intimité familiale pour que la femme montre sa chevelure !!!