Site créé le 23/02/2013 par Jean-Marc Labarta :  jmlabarta@orange.fr

Facebook : Jean-Marc Labarta et Camp de Septfonds - Tarn et Garonne. 1939 1945

 

Dernières publications - mises à jour : 

05/12/2022 : Page "Pétronille Cantecor" - La Manufacture Miquel et Soupa.. 

17/05/2022 : Page "L'album photos de Septfonds". 

02/08/2022 : Page "Le camp de Judes - Témoignages" : Léo Bretholz.

 

SEPTFONDS

Un village du Bas-Quercy en Tarn-et-Garonne, ancienne bastide du XIIIème siècle.

Des vies, des histoires, un patrimoine riche... 

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Tarn et Garonne

Paysages de France

Villes et villages de France

Chartres  (76)

Photo prise dans le vieux Chartres en 2019. Jean Moulin y avait été nommé préfet d’Eure-et-Loir en 1939 et sera arrêté une première fois en juin 1940 pour avoir refusé de coopérer avec les nazis.


En effet, le 17 juin 1940, à la préfecture de Chartres, des officiers allemands lui demandent de signer un texte condamnant de prétendus méfaits des troupes africaines de la France. Jean Moulin refuse. Il est arrêté et dans la nuit, désespéré, tente de se suicider en se tranchant la gorge.


Sauvé de justesse, il reprend ses fonctions de préfet à Chartres et doit encaisser les premières lois liberticides de Vichy, notamment le statut des Juifs. Ses "hésitations" feront qu'il sera relevé de ses fonctions le 2 novembre 1940. 


Cette immense fresque fait face à l’ancienne préfecture dans laquelle il avait son bureau.


Photo JML (11/09/2019)

Saint Valery En Caux  (76)

Dernier village Français survolé par Dieudonné Costes, aviateur Septfontois, lors de la première traversée Paris - New-York, les 1 et 2 septembre 1930.


L'imposant et superbe Mémorial, en haut de la falaise surplombe la ville de St Valery.


Photo : 02/04/15

Veules-Les-Roses (76)

Une merveille !!!

La Veules, qui arrose la commune de Veules-les-Roses, dans le département de la Seine-Maritime et se jette dans la Manche, est le fleuve côtier le plus court de France (à peine 1149 m de long).

 

De nombreux moulins jalonnaient les rives du cours d'eau où les habitants cultivaient du cresson commercialisé dans la capitale.

 

Photo : 03/04/15

La bastide de Monpazier (24)

A la mort d’Alphonse de Poitiers, frère du roi Saint Louis, en 1271, le Comté de Toulouse est administré, au nom du roi de France, par le sénéchal Eustache de Beaumarchais. Celui-ci, en  complément de ses prédécesseurs, créa à son tour 22 nouvelles bastides, entre Garonne et Adour. 


L’année suivante, en 1272, Edouard Ier est sacré roi d'Angleterre.


Le sud-ouest de la France est alors partagé de manière presque égale entre les deux hommes. L'ouest et le nord-ouest sont aux mains des Anglais, l'est et le sud aux mains des Français. 


Les terres anglaises, surtout du nord-ouest, sont couvertes de bastides. Les anciennes ont été fondées par la France, les nouvelles par l'Angleterre.


Ainsi, la bastide de Monpazier, bastide anglaise, fut fondée en 1284, au nom du roi Edward Ier d’Angleterre, par son sénéchal Jean de Grailly qui, en 1285, passa un contrat de paréage avec Pierre de Gontaut, seigneur de Biron, qui lui légua la terre.   Ce n’est que sous Charles V (Roi de France de 1366 à 1380) qu'elle deviendra définitivement française. 


Monpazier est très certainement la Bastide la plus célèbre et la mieux conservée du Périgord. Elle est classée Grand Site National. Pas moins de 32 monuments y sont classés Monuments Historiques. Elle est également considérée comme un modèle du genre parmi les 300 bastides du Grand Sud-Ouest.


En comparaison, la bastide de Septfonds, française, fut créée un peu plus tôt, vers 1260. Alphonse de Poitiers, devenu, après la Croisade des Albigeois, maître de la région au nom du Roi, décida d’attirer de nouveaux habitants dans des endroits déserts ou trop peu peuplés. Pour cela, il proposa des lots suivant un plan d’urbanisation et des droits pour ceux qui s’installeraient dans ces nouvelles cités, qui reçurent le nom de « bastides ». Certaines d’entre elles furent créées dans des lieux déserts, d’autres permirent d’assurer le développement d’agglomérations déjà existantes. 


La bastide de Septfonds apparut immédiatement dans les écrits : bastida de Septem Fontibus (1260) ; bastide nove Septem Foncius (1268) ; bastida de Septem Fontibus (1272). La charte de coutumes fut concédée aux habitants en 1270. L’organisation de la cité se matérialisa ensuite par des institutions élues : los cosols de Setfonc (1326) ; los cossols de Setfons (1362). Remarquons que l’occitan se substitue au latin lorsqu’il s’agit de textes destinés aux habitants.


Photos JML (20/02/2021) - Canon EOS 100D 18-135 mm et Samsung A5 - 16:9.

Pézenas (34)

Pézenas est une ville chargée d’histoire comme en témoigne son centre historique  dans lequel on découvre une multitude de demeures de la fin du Moyen âge et de nombreux hôtels particuliers des XVIIème et XVIIIème siècles. Mais l’histoire de la ville est bien plus ancienne puisque l’origine du nom Pézenas remonterait à l’occupation romaine.


Ville des Etats Généraux du Languedoc, elle accueillit dès 1647 « l’Illustre Théâtre », emmené par Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, alors qu’il n’avait encore que 25 ans. De ses fréquents séjours à Pézenas est né le mouvement Moliériste du XIXème siècle. Ce qui fera dire plus tard à Marcel Pagnol que « si Jean Baptiste Poquelin est né à Paris, Molière est né à Pézenas. » 


On y découvre quelques églises imposantes comme la collégiale Saint-Jean.  Au dessus de sa porte d’entrée principale, la devise républicaine "Liberté, égalité, fraternité" est gravée en caractères parfaitement lisibles. Il fut des temps durant lesquels la République s'affichait sur les façades des églises. C’était après la Révolution, pendant la Commune et sous la Troisième République.


De nos jours, dans le centre de Pézenas, les nombreuses échoppes et boutiques d’art alternent avec les cours d'hôtels particuliers et les belles façades ornées de meneaux ou de mascarons.


C’est également la ville de Boby Lapointe, né à Pézenas le 16 avril 1922 et décédé ici même le 29 juin 1972.


Son centre historique, et notamment sa première enceinte, a été un des premiers secteurs sauvegardés par la loi Malraux en 1965. Ce qui a permis une restauration qualitative de nombreux hôtels particuliers.


Photo JML (04/12/2021) - Samsung S21 - 16:9.

Sète (34) : Passage au cimetière urbain et dans la forêt domaniale des "Pierres Blanches".

Histoire de rendre visite à Jean Vilar, entre autre créateur du festival d’Avignon mais aussi comédien et metteur en scène, et à l’écrivain et poète Paul Valéry, tous deux nés à Sète et enterrés dans le cimetière marin. Mais n'y cherchez pas l'ami Georges Brassens qui, lui, repose dans le cimetière urbain.


En dessous, la méditerranée a commencé ses grondements hivernaux, pas du tout engageants pour une baignade mais avec d’autres charmes...


Quant à la forêt domaniale des pierres blanches, c’est, sur les hauteurs de Sète, un lieu stratégique idéal pour observer d’un côté, le site conchylicole et notamment les tables à huitres plantées dans l’étang de Thau, et d’un autre côté l’étroit cordon qui sépare la mer de l’étang. Une belle forêt avec de superbes pins d' Alep.


Photo JML (01/12/2021) - Samsung S21 - 16:9.

Sète (34) : Déambulation à "La Pointe Courte".

Un couple sur le point de se séparer, se questionne dans les lieux que la femme découvre, là où l'homme a été élevé, un petit village de pêcheurs près de Sète : La Pointe Courte. Les pêcheurs s'organisent pour défendre leurs droits, les familles ont les tracas du quotidien. Le couple quant à lui est en crise : ils dialoguent. Ceux de La Pointe Courte se réunissent pour les Joutes. C'est une double chronique : un couple et une communauté.


C’est ainsi que l’on pourrait peut-être résumer le film d’Agnès Varda de 1955 avec Philippe Noiret et Silvia Monfort. Un film qui aura marqué La Pointe Courte, village à part entière dans la ville de Sète. Agnès Varda qui aura à jamais marqué ce lieu. Un lieu qui ne l'oubliera pas.


Un village avec ses cabanons, ses filets de pêcheurs, ses barques et casiers, ses innombrables chats errants qui font partie du patrimoine local, choyés, gâtés, chouchoutés, dorlotés pas la communauté. 


Un village avec ses habitants : les Pointus. Des noms en "i" comme "itali(e), leurs origines. Pêcheurs enracinés là comme des chênes, à l’amitié sincère, comme l’aimait Georges Brassens leur ami qui y passait du temps et qui y a sa digue. Des gens à l’humeur qui s’observe, s’écrit et se dessine. Les Pointus, c'est une communauté, qui semblent vivre à son rythme, dans un lieu hors du temps. 


A chacun de mes passages à Sète, j’aime m’y rendre, pour flâner dans les quelques rues bigarrées, fleuries jusque sur les trottoirs. A chaque passage, du changement, des nouveautés. Mais uniquement le plaisir de marcher, regarder, photographier, respirer le calme. Sans déranger. Le temps s'arrête. A bientôt…


Photo JML (05/12/2021) - Samsung S21 - 16:9.

Pézenas (34) : Découverte du théâtre de la ville.

Il y a des lieux dans lesquels on se sent bien tout de suite. Il y a des lieux dans lesquels je me sens bien instantanément. C'est inexplicable. Tel fut le cas, cet après-midi, en déambulant dans Pézenas, ville que je découvrais pour la première fois. J'ai eu le bonheur de pouvoir visiter à mon aise le magnifique théâtre  de la ville.


A l'origine, le bâtiment est une ancienne église des Pénitents Noirs datant de 1590. Il a été transformé en théâtre en 1803. La magnifique salle à l' italienne se présente actuellement sous l'aspect d'une rénovation de 1901, très significative de l'art décoratif officiel de cette époque. Un bijou !


Fermé en 1947, la commune l'a ensuite fait classer monument historique en 1995, et après de nouveaux travaux de rénovation il a réouvert en 2012..


Dans la ville dite de Molière, car il y a séjourné à plusieurs reprises à partir de 1645, on ne pouvait rêver mieux.


Photo JML (03/12/2021) - Samsung S21 - 16:9.

Albi (81) : Visite du Musée Toulouse Lautrec.

Après avoir vu le ballet « Toulouse Lautrec », création de Kader Belarbi, il y a quelques semaines au théâtre du Capitole à Toulouse, il fallait bien compléter la découverte du personnage par une visite du Musée Toulouse Lautrec à Albi qui lui est en grande partie consacré. 


Non seulement, j’ai découvert ses collections ainsi que d’autres, notamment des œuvres sculptées et également peintes d’Émile-Antoine Bordelles, dit Antoine Bourdelle, né à Montauban, mais j’ai également découvert ce lieu qui abrite le musée, le Palais de la Berbie (mot occitan « bisbia », devenue « verbie » puis « berbie » et qui signifie évêché), et ses jardins. 


Un ensemble épiscopal dont la construction initiale s’étale de 1228 à 1306. construit sur un site en belvédère sur le Tarn et qui jouxte la cathédrale Sainte-Cécile.  


Depuis 2010, le palais est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, tout comme la cathédrale.

 

Photo JML (15/11/2021) - Samsung S21 - 16:9.

Montauban (82) : la gare de Villebourbon.

Acheté dernièrement... cette carte postale des "Editions des Magasins Réunis - Montauban", qui a voyagé en mai 1906 comme en atteste le tampon de La Poste. 


Les "Magasins Réunis" est une ancienne chaîne de magasins fondée à Nancy en 1883 par Antoine Corbin et qui s'implanta surtout dans le Grand Est de la France. L'enseigne disparut en 1983 au profit du "Printemps". A Montauban, c'est le bâtiment des actuelles Galeries Lafayette. L'inscription est visible tout en haut de la façade.


Quant à la gare de Montauban mise en service le 29 août 1856, voici donc son état extérieur environ cinquante ans après son ouverture.